Après un premier épisode placé sous le signe des sixties, Cousu Main poursuit sur sa lancée avec une immersion dans les années 90. Entre jupe plissée à carreaux et customisation de vêtements de sport, les candidats ont dû faire preuve d’une précision redoutable… et d’une vraie audace stylistique. La rédaction de Burda décrypte l’épisode 2 diffusé sur RMC Life, Canal 25 de la TNT et en replay sur RMC BMF Play !

Le ton est donné dès les premières minutes : retour vers les années 90, décennie emblématique où cohabitent silhouettes BCBG, stars de la pop et influences grunge ou sportswear. Un terrain de jeu riche, mais aussi délicat, car derrière une apparente simplicité se cachent des exigences techniques redoutables.

Les moments marquants de l’émission

✂️ Le vêtement de la semaine : le top bi-matière d’Oumou

✨ Le look de la semaine selon Cristina : Claire et sa veste smoking grise aux épaules structurées, qui se porte en oversize sur une robe ou un chemisier léger.

✏️  La citation de la semaine : “Ce n’est pas croc, on ne croque rien, ce n’est pas une crotte non plus, c’est crop ! C-R-O-P, ça veut dire couper !” Cristina, reprenant Josselin sur la customisation de son bomber “croc-top”.

❌ Candidat qui a quitté l’émission : Pauline, pénalisée par le choix d’un tissu trop épais pour sa jupe, ainsi que par le manque de modernité de sa doudoune sans manches.

Première épreuve : la jupe plissée à carreaux

Pour cette épreuve technique de trois heures, les sept candidats restants doivent réaliser une jupe courte plissée à carreaux, inspirée des silhouettes iconiques des années 90. Une pièce en apparence classique… mais qui exige en réalité une rigueur quasi horlogère.

En effet, coudre une jupe plissée peut représenter un véritable défi technique. Si cette dernière a traversé les époques — de l’Antiquité aux années 20, puis aux années 50 et 90 — sa réalisation nécessite toujours beaucoup de précision. Composé de trois panneaux (deux à l’avant, un à l’arrière), le modèle repose sur un système de superposition pour former les plis, maintenus par une ceinture avec boutons. 

Le piège principal ? Les raccords de carreaux.

Ici, impossible d’improviser : les motifs doivent s’aligner parfaitement, à la fois horizontalement et verticalement. Cela implique une préparation minutieuse dès la découpe, avec un positionnement précis du patron sur le tissu. Une astuce essentielle rappelée en atelier : travailler à plat, au sol, pour éviter toute déformation du motif.

Autre enjeu majeur : les plis.

Au nombre de 12 (6 devant, 6 derrière), ils doivent être formés avec régularité, dans le bon sens, en respectant scrupuleusement les repères du patron. Un passage au fer s’impose pour obtenir un rendu net et structuré. Une technique qui n’a pas manqué de donner du fil à retordre aux candidats !

La technique fait (encore) la différence

Certains candidats se démarquent rapidement. Gérald signe un sans-faute, avec des raccords impeccables, des plis parfaitement marqués et des finitions complètes. À l’inverse, les erreurs s’accumulent chez d’autres :

  • Pauline peine avec un tissu trop épais et des raccords mal exécutés ;
  • Agathe inverse le sens de ses plis ;
  • Claire rencontre des difficultés liées au droit-fil ;
  • Josselin, en manque de temps, ne termine pas sa jupe malgré une idée ingénieuse de ceinture coupée dans le biais.
  • Oumou préfère jouer sur le bi-matière pour esquiver la difficile tâche de raccord…attention aux consignes !

Mention spéciale à Maureen, toujours très solide techniquement, malgré l’absence des deux boutons demandés.

Et pour celles qui souhaiteraient s'essayer à la même épreuve que nos candidats, retrouvez tous nos patrons de jupes plissées Burda, Butterick et Vogue :

Seconde épreuve : customisation de maillots de sport

Changement d’ambiance avec l’épreuve créative : transformer un ou plusieurs maillots de sport en vêtement féminin, en 2 heures. Un exercice emblématique pour célébrer les années 90, où le sportswear s’invite dans le vestiaire du quotidien.

Le défi est double : dompter une matière extensible, souvent difficile à travailler, tout en proposant une silhouette structurée et féminine.

Petit focus technique : la surjeteuse, idéale pour ce type de tissu, à été mise à disposition pour permettre aux candidats de coudre et surfiler simultanément tout en conservant l’élasticité de leur tissu. Encore faut-il oser l’utiliser, ce que Josselin n’a pas fait, au grand regret du jury.

Des propositions variées, mais inégales

Les candidats explorent des pistes très différentes :

  • Claire impressionne avec un corset audacieux, réalisé en seulement deux heures, salué à l’unanimité ;
  • Oumou séduit avec un top bi-matière mêlant maillot et dentelle, à la fois moderne et maîtrisé ;
  • Maureen propose un ensemble crop top / mini-jupe convaincant, malgré un défaut de finition ;
  • Josselin imagine un bomber cintré à cordon intéressant, mais est pénalisé par des choix techniques prudents ;
  • Gérald mise sur une robe travaillée, avec de beaux détails de fronces, mais dont l’utilisation de la dentelle n’a pas convaincu.

D’autres créations peinent à se placer dans le cœur du jury :

  • Agathe, avec un crop top jugé trop simple ;
  • Pauline, dont la doudoune sans manches manque de féminité malgré un vrai travail technique.

Le verdict du jury est sans appel : Pauline quitte l’aventure.

Le regard Burda Style

Ce que la rédaction de Burda retient de ce second épisode de Cousu Main 2026 :

  • le retour des codes forts des années 90, entre preppy et sportswear ;
  • une épreuve technique où la précision des raccords et des plis fait toute la différence ;
  • une mise en lumière des enjeux liés aux matières extensibles ;
  • et une confirmation : oser techniquement paie souvent plus que jouer la sécurité

Pour prolonger l’ambiance de cet épisode placé sous le signe des années 90, découvrez notre sélection de trois patrons Burda Style directement inspirés des épreuves !

La chemise à carreaux grunge inspirée des nineties

Véritable icône des années 90, la chemise à carreaux s’impose comme une pièce forte du vestiaire grunge. Déclinée ici dans une version patchwork, elle joue avec les motifs et les contrastes pour un rendu audacieux et contemporain. Portée ouverte sur un top ou ceinturée, elle incarne parfaitement l’esprit libre et décontracté de la décennie.

EN BONUS, le tuto vidéo associé !

La jupe plissée à carreaux rétro

Pièce phare de l’épreuve technique, la jupe plissée à carreaux est un incontournable du vestiaire preppy. Sa réalisation demande rigueur et précision, notamment pour les raccords de motifs et la formation des plis. Associée à un pull sage pour un look BCBG ou à un perfecto pour une allure plus rock, elle traverse les styles avec élégance.

Le top en maille extensible minimaliste

Simple en apparence, le top en maille extensible est pourtant un excellent terrain d’apprentissage technique. Il permet de se familiariser avec des matières souples comme le jersey ou le lycra, et d’explorer l’utilisation de la surjeteuse. Une base idéale pour expérimenter, comme les candidats lors de l’épreuve de customisation.

La rédaction Burda Style vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour vous livrer son regard sur l'épisode 3 de Cousu Main !

Et suivez toute l'aventure Cousu Main avec la rédaction Burda Style qui a pu interviewer tous les candidats de la nouvelle saison de Cousu Main et qui vous donne rendez-vous chaque semaine pour vous livrer son regard sur les épisodes !  

Découvrez le Burda ClubDécouvrez le Burda Club