Candidate marquante de cette saison de Cousu Main éliminée à la fin du deuxième épisode, Pauline a su rapidement toucher les téléspectateurs par sa sensibilité, son authenticité et sa joie communicative. Derrière ses créations se cache une histoire profondément personnelle, où la couture dépasse le simple loisir pour devenir un véritable refuge émotionnel.

Malgré une courte aventure dans Cousu Main (disponible sur RMC Life, Canal 25 de la TNT et en replay sur RMC BMF Play), Pauline a su nous prouver l’étendue de ses capacités de couturière. On se souvient notamment de sa superbe customisation de chemise de l’épisode 1. Un crop top bicolore très original et féminin fait à partir de deux chemises masculines. On se rappelle aussi de son ambitieuse doudoune sans manches réalisée dans l’épisode 2, faite à partir de maillots de sport.

Pour Burda Style, elle revient sur son parcours, son expérience sur le tournage et sa vision très intime de la couture.

Racontez-nous en davantage sur votre passion ! Comment la couture est devenue une pratique récurrente dans votre vie ?

La couture est entrée dans ma vie il y a environ huit ans. À la base, je suis simplement allée chez Mondial Tissus pour acheter des boutons pour mon mari, qui les arrachait souvent de ses chemises. Et puis, en me promenant dans le magasin, un tissu m’a attiré l’œil.

À ce moment-là, ma sœur était enceinte, et je me suis dit que je pourrais lui confectionner quelque chose. J’ai commencé par un nid d’ange et un protège-carnet de santé.

Mon mari a un peu ri en me disant que je ne savais pas coudre, et que j’aurais peut-être dû commencer par quelque chose de plus simple… Et c’est vrai que mes débuts ont été chaotiques. Je me revois encore coudre sur un coin de table, la fenêtre ouverte derrière moi, en pestant contre ma machine à coudre parce que rien ne fonctionnait. La canette était souvent à l’envers ! (rires)

Mais d’erreur en erreur, j’ai progressé. Petit à petit, la couture est devenue un quotidien.

Et puis, grâce à l’émission, j’ai compris que c’était bien plus que ça. Pendant le casting, on nous pose énormément de questions, et cela m’a amenée à réfléchir plus profondément à mon rapport à la couture. Je me suis rendu compte que ma mère était couturière. Elle ne m’a jamais appris, et elle est décédée il y a neuf ans… Mais en cousant, j’ai eu l’impression de partager quelque chose avec elle. Sans m’en rendre compte, cela m’a aidée à apaiser ma peine.

Quel est le moment de l’émission qui vous a le plus marquée ?

Le moment le plus marquant pour moi, ça a été la fin de la première journée de tournage, quand ils ont annoncé qu’un candidat allait être éliminé (ndlr : le jury avait décidé lors du premier épisode que Frédéric allait quitter l’émission).

C’est à ce moment-là que j’ai vraiment pris conscience que j’étais dans un concours. On n’était pas simplement entre passionnés, à coudre ensemble sous les caméras : on allait être éliminés les uns après les autres. Ça a été un vrai choc.

Le plus difficile, c’était aussi la séparation du groupe. On s’était rencontrés la veille au soir à l’hôtel, et très vite, on a créé des liens. Alors l’idée que quelqu’un parte, même si ce n’était pas moi, m’était insupportable.

J’ai très mal vécu la première élimination, et le lendemain, je suis arrivée beaucoup plus stressée. Cela a clairement impacté mes performances.

Mais ce que je retiens aussi, c’est l’incroyable bienveillance de l’équipe. Les équipes de tournage étaient aux petits soins pour nous. À la moindre demande, ils accouraient pour nous aider. C’était vraiment impressionnant.

Je me souviens d’une fois où je me suis brûlée avec le fer à repasser. Immédiatement, ils ont voulu appeler quelqu’un, proposer des soins… Ils étaient vraiment très attentifs à notre bien-être.

Fred alias Monsieur Bretzel, candidat de Cousu MainFred alias Monsieur Bretzel, candidat de Cousu Main

Avez-vous pu tirer des leçons de votre expérience dans Cousu Main ?

Je dirais que la principale leçon, c’est que je ne suis pas une compétitrice ! (rires)

Je savais déjà que le temps était mon ennemi, mais là, c’est devenu très concret. J’ai tendance à sous-estimer le temps nécessaire : je pense qu’un projet va me prendre une heure, alors qu’il m’en faut en réalité deux.

Je me suis aussi rendu compte que je suis faite pour coudre tranquillement chez moi, dans mon environnement, plutôt que sous pression, sur un plateau.

L’environnement joue énormément. Ce n’est pas ta machine, pas ta table, pas tes habitudes. Même la hauteur de la machine peut influencer : par exemple, je suis grande, et je me suis rendu compte après coup que je travaillais voûtée parce que la machine était trop basse pour moi.

Je suis convaincue que si chacun réalisait les mêmes épreuves chez soi, avec son matériel, les résultats seraient très différents ! (rires)

Après l’émission, avez-vous pu observer un changement au quotidien ?

Honnêtement, je ne souhaite pas que cela change grand-chose. La couture reste une passion, et je tiens à ce qu’elle le reste. Je ne veux pas en faire une activité professionnelle.

Bien sûr, il y a quelques avantages, comme des collaborations ponctuelles, ou le fait de recevoir des patrons ou des tissus gratuitement, et c’est très agréable !

Mais ce qui m’a le plus touchée, ce sont les petites choses du quotidien. Par exemple, une dame de mon village est venue sonner chez moi pour me demander conseil sur un projet couture. Elle ne voulait pas que je fasse quelque chose pour elle, juste avoir mon avis. Et ça, ça m’a vraiment émue. Si l’émission peut m’apporter ce genre de reconnaissance, ce sentiment de légitimité, alors ça me suffit largement !

À quoi ressemble votre espace de création ?

J’ai une petite pièce dédiée à la couture à l’étage, que j’appelle ma “grotte”.

Quand j’y monte, j’ai toujours mon petit rituel : un thé ou une tisane, et un moment où je prends le temps de regarder mes projets, mes tissus, ce que j’ai envie de faire. J’ai besoin de ce temps d’adaptation avant de me lancer. C’est un moment que j’apprécie beaucoup, presque méditatif, où je ne pense qu’à la couture.

Ensuite, quand je couds, j’aime bien regarder des séries. Cela me donne un repère temporel : un épisode, une heure. Même si, souvent, j’en enchaîne plusieurs !

Quels sont vos favoris en couture ?

Mes couleurs préférées sont le vert et le rose.

En termes de pièces, j’adore coudre des robes, des vestes, des manteaux et des chemises. Ce sont vraiment les vêtements que je pourrais réaliser en boucle. À l’inverse, les pantalons ne sont pas mes favoris. Ils sont plus techniques, et surtout plus difficiles à ajuster, notamment quand on est grande. Les proportions ne tombent pas toujours bien, il faut souvent tout modifier : la longueur, la fourche, les proportions…

Finalement, je me sens plus moi-même dans des robes. C’est là que je me retrouve le plus !

Merci à Pauline d’être revenue sur son parcours dans l’émission, et d’avoir partagé avec nous son expérience et sa sensibilité ❤️

Vous pouvez la retrouver sur Instagram sous @Pauline_like_a_blondie !

✂️ Vous avez aimé les looks de Pauline au début de l’aventure ? Découvrez notre sélection inspirée du look signature de Pauline ! 

Tunique en dentelle n°415 | Burda Curvy 01/23 

Délicat et féminin, ce chemisier en dentelle joue la carte de la transparence avec subtilité. Ses motifs floraux apportent du relief, tandis que sa coupe fluide et son col épuré lui donnent une allure moderne et facile à porter. Une pièce idéale également en superposition pour insuffler une touche romantique à une tenue du quotidien, tout en restant dans l’esprit doux et sensible du vestiaire de Pauline. 

Robe chemisier en Lin n°110 | Burda Style 07/21

Avec sa ligne minimaliste et sa coupe légèrement ample, cette chemise longue écrue revisite un essentiel du dressing avec élégance. Son col officier et ses poches plaquées structurent la silhouette sans en faire trop, pour un rendu à la fois chic et décontracté. Portée seule ou superposée, elle s’inscrit parfaitement dans une garde-robe moderne, où confort et style vont de pair

Robe en polyester n°113 B | Burda Style 09/25

S’érigeant en pièce forte, cette robe près du corps séduit par son imprimé floral audacieux aux contrastes marqués. Sa coupe ajustée met en valeur la silhouette, tandis que son encolure en V apporte une touche de féminité supplémentaire. Un modèle idéal pour celles qui aiment affirmer leur style avec des motifs expressifs !

Retrouvez toute l'aventure Cousu Main avec la rédaction Burda Style qui a pu interviewer tous les candidats de la nouvelle saison de Cousu Main et qui vous livre son regard sur les épisodes de cette saison !