Alors que nous vivions avec émotion l’élimination d’Oumou hier soir, à l’issue de la cinquième semaine du concours de couture Cousu Main, la candidate, qui a découvert la couture grâce à la toute première saison de l’émission, raconte pour Burda Style son expérience en plateau.

 

Avec un parcours remarqué dans cette saison 4 de l’émission Cousu Main, disponible sur RMC Life, Canal 25 de la TNT et en replay sur RMC BMF Play, Oumou a tiré sa révérence hors du concours hier soir, aux portes de la finale. Cette couturière jusque-là habituée à occuper la tête du classement a brillé tant pour ses compétences techniques que ses qualités stylistiques. On se souvient du maillot de sport qu’elle a customisé avec de la dentelle, élu vêtement de la semaine dans l’épisode 2. Pour la troisième semaine de concours, sa salopette pour enfant gagnait la première place lors de l’épreuve de patron. Sur la veste western de l’épisode 4, elle s’ajoutait une difficulté supplémentaire en intégrant deux poches invisibles, et, lors de l’épreuve d’upcycling de l’épisode 5, elle réalise une goutte au col de son crop top en dentelle. C’est finalement la fatigue des jours de compétition cumulés qui auront eu raison d’elle, mais si c’était à refaire, elle affirme qu’elle n’hésiterait pas une seconde.

Qu’est-ce qui vous a poussée vers la couture, et comment est-elle devenue cette grande passion chez vous ? 

J'ai démarré la couture grâce à la saison 1 de Cousu Main. Cela a été une vraie révélation pour moi. J'ai pris conscience qu'on pouvait coudre soi-même ses vêtements, à la maison et avec peu de matériel ou d'espace. J'ai toujours toujours été fan de mode et j'y ai vu un moyen pour la fashionista que j'étais de me coudre des vêtements à mon image et avec une touche personnelle pour ne pas ressembler à tout le monde. Au départ, j'avais un rythme très léger, mais au fur et à mesure des créations que je réalisais, j'ai pris confiance et j'ai de plus en plus cousu. J'ai tout appris seule grâce aux livres, aux vidéos et surtout grâce à Instagram, où j'ai découvert la communauté couture et les partages de créations. C’est ce qui m'a permis de progresser. Avec le confinement en 2020, je suis devenue de plus en plus accroc, car j'avais désormais beaucoup plus de temps à y consacrer. 

Quel est votre rythme de couture et pour qui cousez-vous ?

Je couds en moyenne trois à quatre fois par semaine ; j'ai la chance d'avoir un atelier à la maison, ce qui me permet de me mettre derrière les machines très régulièrement. Je réalise en moyenne 10 pièces par mois. Au plus fort de mon rendement, j'ai pu réaliser 20 pièces sur un mois. Je couds principalement pour moi, car au moins, si ça ne va pas ou qu'il y a un défaut, je suis la seule qui sera embêtée. Je déteste coudre pour les autres : je n'aime pas la contrainte et le stress que répondre aux attentes d'un tiers suppose. Toutefois depuis peu, je couds aussi quelques pièces pour mes enfants.

Pendant le tournage de Cousu Main, un moment vous a-t-il particulièrement marquée ? Avec un peu de recul, cette expérience a-t-elle influencé votre manière de concevoir la couture ?

Plusieurs moments m'ont particulièrement marquée pendant l'aventure, mais celui que je retiens, c'est l'épreuve de la veste du cinquième épisode. Cette épreuve marque clairement un tournant dans mon aventure. J'avais comme objectif d'être présente pour cinq jours de tournage (j'avais d'ailleurs posé cinq jours de congés pour être présente pour le tournage et non six comme il était prévu — un signe ?). La demi-finale a eu lieu le cinquième jour, j'avais donc atteint mon objectif. En compétitrice que je suis, je me suis laissé tenter par la possibilité d'aller en finale et j'ai voulu tout donner : prendre des risques encore et toujours comme j'avais pu le faire durant les épisodes précédents. Sauf que cette fois, j'ai cinq jours de tournage dans les pattes, cinq jours de fatigue, de stress... Je suis clairement à fleur de peau et finis par craquer pendant l'épreuve. Je le dis, d'ailleurs, j'étais vraiment épuisée physiquement et mentalement. Avec l'épreuve qui approchait de sa fin, je me rendais compte que je n’allais pas finir mon vêtement et que c'était le signe que l'aventure allait s'arrêter pour moi.

Je suis déçue de moi et frustrée, car tout s'était bien passé jusqu'à une erreur, qui change le cours de mon épreuve. Quand je réalise cela, je craque : toute la tension, la fatigue et la pression accumulées depuis le début de la compétition se relâchent à cet instant précis. J'ai voulu abandonner, et puis je me suis ressaisie pour au moins présenter quelque chose de visuellement potable... C'était dur, mais je suis contente d'avoir puisé dans mes dernières ressources pour aller au bout de l'épreuve.

Avec du recul, cette expérience m'a rappelé que tout ne peut pas être parfait et qu'il faut savoir lâcher prise, prendre de la distance et accepter que certaines choses nous échappent. Et surtout, c'est impossible de coudre une veste en cuir en 4 heures (rires) !

Fred alias Monsieur Bretzel, candidat de Cousu MainFred alias Monsieur Bretzel, candidat de Cousu Main

D’épisode en épisode, vos talents stylistiques ont été distingués. Je pense notamment à votre maillot de sport customisé avec de la dentelle et à votre salopette pour enfant avec doublure léopard. Vos compétences techniques ont aussi été saluées, comme lorsque vous insériez des poches invisibles à votre veste western, ou lorsque vous réalisiez une goutte au col de votre crop top en dentelle. Parmi toutes vos créations de cette saison de Cousu Main, y en a-t-il une qui vous rende particulièrement fière ?

J'étais très flattée et honorée que Cristina valide mes choix stylistiques et encore plus que le jury salue mes compétences techniques. En tant qu'autodidacte en couture, c'est une immense fierté. La pièce qui m'a rendue particulièrement fière, c'est ma customisation d'un maillot de sport. La customisation, ça n'est vraiment pas ma spécialité, et pourtant, sur cette deuxième semaine de compétition, c'est elle qui est saluée par le jury et Cristina. Son processus de création a évolué au fil de l'épreuve, et j'ai ajouté des éléments supplémentaires au fur et à mesure que je montais le maillot. Je partais de loin, car l'idée de départ était vraiment basique, mais plus j'avançais et plus j'envisageais d'ajouter des éléments jusqu'à obtenir ce résultat final. Je suis très fière de l'incrustation en dentelle que j'ai réalisée, car je n'étais pas sûre que cela fonctionne et je n'avais pas le temps de faire des tests. Je l'ai réalisée en toute fin d'épreuve, un coup de chance. Heureusement, j'ai pu récupérer ma création et je vais pouvoir l'encadrer et l'afficher fièrement dans mon atelier.

L’émission vous a-t-elle ouvert de nouvelles perspectives professionnelles ?

Cette exposition m'ouvre de nouvelles opportunités, que je n'envisageais pas avant, et c'est intéressant. Reste à savoir si je vais y donner une suite favorable ou non, car j'ai déjà un métier qui me passionne. La couture, c'est avant tout mon exutoire, et je ne voudrais pas que cela devienne une contrainte ou générateur de stress.

Vous jouissez de votre propre atelier dans une pièce dédiée de votre maison : un privilège qui ferait rêver nombreuses de nos lectrices ! Présentez-nous ce lieu : comment est-il organisé ?

Oui, c'est un rêve et un luxe d'avoir un espace entièrement dédié à ma passion. J'ai pensé cet espace pour qu'il soit le plus pratique et le plus agréable possible. Je l'ai beaucoup modifié, et aujourd'hui, j'ai trouvé l'agencement qui me convient parfaitement : j'ai un grand plan de travail de trois mètres qui accueille mes machines, j'ai un linéaire de bibliothèques pour ranger mes nombreux patrons et j'ai créé un claustra pour séparer la pièce. J'ai une table de coupe sur roulettes que j'ai construite pour l'adapter à mon espace avec un plateau escamotable, des étagères pour ranger mes très nombreux tissus et mes encours. J'ai décoré la pièce pour qu'elle soit à mon image et que je m'y sente bien à chaque fois que j'y mets les pieds. C'est un espace stimulant et qui me permet de donner libre cours à toutes mes envies créatives.

Enfin, comment définiriez-vous votre look signature ? Avez-vous une affinité particulière pour certaines matières, textures, ou types de coupe ? À travers quels habits exprimez-vous le mieux votre personnalité ?

À l'heure actuelle, mon look signature, c'est sans hésiter une chemise écrue à froufrous, un jean wide leg, un trench kaki ou vert olive et des bottines léopard. Cela varie au niveau des couleurs, mais il y a une constante dans ma garde-robe, c'est une forte addiction au motif léopard et aux tissus sergé type gabardine ou denim. J'adore le léopard et il y en a toujours une touche sur mes looks du jour. Quant au denim et à la gabardine, ce sont des matières que j'adore porter et coudre. D'ailleurs, j'étais très fière d'avoir remporté la première place et le vêtement de la semaine sur une épreuve de salopette en jeans avec doublure léopard ! Clairement, ma signature !

Merci à Oumou d'avoir répondu à nos questions ❤️

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✂️ Vous avez aimé les looks pointus d’Oumou au fil des cinq épisodes ? Découvrez notre total look inspiré du look signature d’Oumou ! 

Chemisier en twill n°108 | Burda Style 05/26Chemisier en twill n°108 | Burda Style 05/26

Chemisier en twill n°108 | Burda Style 05/26

Star de la saison, le style western a inspiré cette chemise sur laquelle des volants romantiques viennent jouer le rôle des franges, avec plus de féminité et d’élégance. Sous toutes ses formes, le chemisier à volants est vraiment la pièce du moment. À coudre absolument pour cet été, elle vous accompagnera de son chic fou jusqu’à l’automne !

Pantalon en viscose n°3 B | Burda Easy n°4 Juillet-Août/2024Pantalon en viscose n°3 B | Burda Easy n°4 Juillet-Août/2024

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Priorité à la couture facile ! Si vous souhaitez réaliser un pantalon ample, léger et agréable à porter pour l’été, ce modèle en tissu au tombé souple avec un aspect denim est parfait pour faire vos premiers pas sans prise de tête ! On apprécie les deux poches cargo généreuses, qui n’ôtent rien à la féminité du modèle.

Manteau en lin n°413 | Burda Curvy 02/23 Manteau en lin n°413 | Burda Curvy 02/23

Manteau en lin n°413 | Burda Curvy 02/23 

Inspiré du trench-coat par sa longueur, son col et son boutonnage double, ce manteau s’en démarque par ses emmanchures larges, ses poignets resserrés, et ses délicates fronces latérales et dans le dos, qui viennent habiller la silhouette à la façon d’une jupe ample. Ce modèle très féminin est adapté aux tailles 44 à 52, et cousu en lin, il convient parfaitement à la saison des beaux jours !

Retrouvez toute l'aventure Cousu Main avec la rédaction Burda Style qui a pu interviewer tous les candidats de la nouvelle saison de Cousu Main et qui vous donne rendez-vous chaque semaine pour vous livrer son regard sur les épisodes !